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Historique

L’histoire de Tadoussac commence avant celle de Québec et, même bien avant l’arrivée des premiers Européens en terre d’Amérique. Son site, au confluent de la rivière Saguenay et celle du fleuve Saint-Laurent, était le lieu de rencontre privilégié des Amérindiens descendu du nord par le Saguenay et de ceux venus du sud par le Saint-Laurent. Il y avait à cet endroit, porte naturelle du Royaume du Saguenay, une véritable foire estivale, où l’on échangeait des fourrures contre des produits méridionaux tels que tabac, maïs, outils, parures etc. Les Amérindiens y venaient aussi pour la pêche et la chasse aux mammifères marins, alors très abondants dans la région. D’après la nature des vestiges archéologiques découverts jusqu’à ce jour à Tadoussac, le site aurait même été visité à maintes reprises au cours de la période préhistorique.

Des pêcheurs basques, bretons et normands, sont par ailleurs les premiers Européens à avoir fréquenté cette partie du Québec que l’on nomme aujourd’hui la Côte-Nord et probablement les premiers, de même, à avoir cherché refuge, contre vents et marées, dans la baie de Tadoussac. Ils y viendront jusqu’à la fin du XVIe siècle, pour y pêcher bien sûr... mais également pour sécher leurs prises et tenir campement, procéder à certains échanges et, fait plus remarquable, extraire en la faisant fondre l’huile des baleines et des marsouins capturés dans ces eaux. Des traces de fours attestent ainsi leur présence à proximité de Tadoussac.

Le premier Européen qui visite officiellement l’entrée du Saguenay n’est autre que Jacques Cartier, lequel accoste avec ses trois navires dans la rade de Tadoussac, le 1er septembre 1535. Il est, du même coup, le premier à explorer le fjord du Saguenay et à donner une bonne description des lieux dans son récit de voyage. D’autres voyageurs fréquenteront bien entendu le secteur au cours de la seconde moitié du XVIe siècle, mais ce n’est qu’au tournant du siècle suivant que Tadoussac devient le lieu d’un premier établissement. L’honneur reviendra plus précisément à Pierre Chauvin de Tonnetuit qui, en 1600, obtiendra du roi Henri IV le privilège exclusif du commerce des fourrures tout au long du fleuve en allant jusqu’à Tadoussac. Celui-ci fait ériger une habitation au fond de la baie, plus précisément sur la terrasse où s’élève aujourd’hui le « grand hôtel » de Tadoussac. Quelques années plus tard, en 1603, Samuel de Champlain s’arrête à son tour à Tadoussac pour y séjourner et conclure une alliance avec les Indiens.

Durant les trois première décennies, soit jusque vers 1632, Tadoussac sera donc le port d’attache le plus important de toute la Nouvelle-France. Un point de convergence et de ralliement pour des centaines de navires européens... Et pendant plus de cent ans, le poste qui s’y trouve sera considéré, dû à sa position stratégique au sein du Domaine du Roi, le plus important comptoir de traite à travers tout le territoire.

Or, si Tadoussac est demeuré pendant tout ce temps le quartier général de la traite des fourrures et le port d’escale de nombreux vaisseaux venant de France ou de Québec, il s’est révélé être également le premier centre d’activités missionnaires dans le Royaume du Saguenay et, à ce titre, le point de départ de nombreux religieux investis du mandat d’évangéliser les Amérindiens des régions du Saguenay et du Lac Saint-Jean. La vieille chapelle construite par les jésuites en 1747 demeure aujourd’hui un témoin éloquent du passage de ces missionnaires à Tadoussac. Ce n’est cependant qu’au milieu du XIXe siècle que Tadoussac prendra peu à peu l’allure qu’on lui connaît aujourd’hui. De fait, l’apparition d’un premier noyau de villageois de quelque importance est redevable en grande partie à William Price, entrepreneur autonome dont le nom est étroitement lié au développement du Saguenay et à toute l’histoire de l’industrie forestière en cette partie du Québec.

Dès 1838, cette industrie de souche anglaise implante une scierie à vapeur aux environs de l’Anse- à-l’Eau, plus exactement près de l’emplacement de l’actuel établissement de pisciculture et du quai de la traverse du Saguenay. L’ouverture de ce moulin suscitera la venue de quelques familles désireuses de s’établir à Tadoussac, jetant ainsi les bases d’un premier village.

Vers 1853, les étrangers affluent vers Tadoussac attirés par la pêche sportive et les températures clémentes de l’été, la beauté des paysages et la tranquillité du cadre en général. Face à cette montée du tourisme, la localité de Tadoussac se dote d’infrastructure d’accueil. En 1864, on y construit un vaste et somptueux hôtel dans la baie de Tadoussac. D’autre établissements d’hébergement surgiront à leur tour sur la rue principale et dans le secteur de l’Anse- à- l’Eau. De magnifiques villas et d’élégants cottages s’implanteront peu à peu sur les terrasses entourant la baie. C’est probablement à l’intention des touristes et de certains villégiateurs anglophones que l’on érige alors la très belle chapelle anglicane que l’on observe à l’entrée du village.

Si les activités liées à l’agriculture et à l’exploitation du bois diminuent à partir du XXe siècle, celles entraînées par le tourisme ne cesseront de s’intensifier jusqu’aux environ de 1960, assurant ainsi une bonne part de l’économie du village.

Tadoussac demeure, encore à ce jour, un centre estival exceptionnel et une destination de choix. Par la magie de son ambiance, l’opulence de son histoire et l’incroyable luxuriance de son environnement, Tadoussac signe son cachet distinctif et singulier, et s’inscrit comme un carrefour touristique incontournable.

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